KLOSE MIROSLAVLe grand public découvre Miroslav Klose à Corée/Japon 2002. Il est alors âgé de 24 ans. Quasiment inconnu sur la scène internationale, il se distingue en réussissant un hat-trick, lors du 8-0 infligé par l'Allemagne à l'Arabie saoudite. S'appuyant sur un jeu de tête terriblement efficace, il termine deuxième meilleur buteur du tournoi derrière Ronaldo, avec cinq réalisations. Suite à ses prouesses lors du grand rendez-vous mondial, l'avant-centre de la Mannschaft reçoit de nombreuses offres de clubs allemands et étrangers. Mais il décide de rester fidèle à ses racines palatines et honore son contrat avec le FC Kaiserslautern.
Né à Oppeln, en Pologne, Klose a de qui tenir puisque son père, Josef, a joué à Auxerre. Malgré cette filiation, le jeune Miroslav arrive dans le football sur le tard. C'est en effet à l'âge de neuf ans, lorsque ses parents déménagent de Pologne en Allemagne, à côté de Kaiserslautern, que Klose junior prend sa première licence. Plus pour se faire des amis et apprendre la langue du pays où il vient de débarquer, que par amour réel du ballon rond. Mais très vite, il passe tout son temps libre sur le terrain du SG Blaubach-Diedelkopf.
Pendant de nombreuses années, Klose évolue en championnat amateur, où son talent ne saute aux yeux de personne. Après un passage au FC Homburg, en troisième division, il est enfin repéré par le géant du coin, le FC Kaiserslautern. Il a 22 ans. Il rejoint donc les Diables rouges, mais doit se contenter de jouer avec les amateurs. C'est finalement l'actuel sélectionneur de la Grèce Otto Rehhagel qui lui donne sa chance chez les pros. On est en 2000. Il fait ses débuts en Bundesliga contre l'Eintracht Francfort et inscrit son premier but au mois d'octobre, face au Werder de Brême, son club actuel.
Attachant, modeste mais gagneur, Klose ne met pas longtemps à conquérir les c½urs du Fritz-Walter-Stadion, dont il était lui-même un habitué lorsqu'il était adolescent. Il marque régulièrement et ponctue chacune de ses réalisations d'un saut périlleux, ce qui lui a valu le surnom de 'Salto-Klose'.